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Les zombies envahissent Paris

Lendemain de fête dans un appartement vide, Sam, musicien de 36 ans, se réveille… seul. Les morts vivants ont envahi Paris. Lauréat Audi talents awards en 2011 pour son projet de court-métrage La Vitesse du passé, Dominique Rocher tourne actuellement La Nuit a dévoré le monde, son premier long-métrage, tiré du roman éponyme de Pit Agarmen. Reportage sur le tournage de cet implacable thriller psychologique qui réunit Anders Danielsen Lie, Golshifteh Farahani et Denis Lavant.

Hiver 2016. Paris, une avenue d’immeubles cossus, des passants affrontent les frimas,  promenant des chiens encapuchonnés. Difficile d’imaginer que derrière la façade de l’un de ces immeubles en pierre de taille, se trame une invasion de zombies… Pourtant, après avoir passé la lourde porte en verre, des traces de sang sur les murs et sur le parquet signalent le carnage en cours.

A chaque étage s’activent maquilleurs, décorateurs et techniciens tandis que la caméra du réalisateur saisit deux zombies qui arrivent du fond du couloir. L’illusion est d’autant plus forte que l’ensemble du film est tourné dans les conditions proches du réel. Vieux livres en décomposition, papier peint défraîchi… : le décor respire la fin du monde.

Mais dans la pièce suivante, le moodboard (planche de tendances) de la décoratrice rappelle que tout a été imaginé pour le film. Tourner dans cet immeuble est idéal car il offre les avantages du décor naturel et les conditions d’un studio de tournage. Un environnement très important pour restituer l’ambiance dans laquelle va baigner Sam tout au long du film. Confinement, sentiment d’oppression : l’immeuble est le camp de retranchement de notre personnage principal. « L’histoire se prolonge sur plusieurs saisons, il a donc fallu faire évoluer chaque appartement. Ici, la flexibilité était totale », souligne la production.

Au total, 40 jours de tournage sont prévus, pour permettre, entre autres, de réaliser les deux versions du film. L’une en Français, l’autre en Anglais pour le marché international. Une double version rare au cinéma mais adapté à la distribution des films fantastiques, prisés à l’international. Ecrit, réalisé et produit en France, La Nuit a dévoré le monde marque en effet le renouveau du genre dans l’Hexagone auquel l’international est particulièrement attentif ces dernières années.

Porté par Carole Scotta (Haut et Court), productrice notamment des très remarqués Revenants diffusés sur Canal+, Tony Erdmann, La Fille de Brest…, si le film de Dominique Rocher a pu voir le jour c’est d’abord grâce au soutien de cette productrice engagée, soucieuse de renouveler le jeune cinéma français. Sensible à l’approche poétique de la science-fiction dont avait déjà fait preuve le réalisateur dans La Vitesse du passé, le court-métrage qu’il a réalisé en 2011 grâce à son Audi talents award, la jeune femme a tout de suite accepté de soutenir le projet de Dominique Rocher d’adapter le roman de Pit Agaarmen.

Lui donnant ainsi les moyens de réaliser un premier long-métrage de haut-vol. Avec notamment au casting trois têtes d’affiche internationales : Anders Danielsen Lie (Personal Shopper, Oslo, 31 août, Ce Sentiment de l’été…), Golshifteh Farahani (Paterson, A propos d’Elie, Mensonges d’Etat…), et Denis Lavant (Mauvais sang, Holy Motors, My Little Princess…)

La sortie de « La Nuit a dévoré le monde » est prévue au cinéma au printemps 2018.

 

http://www.dominiquerocher.com/

http://www.hautetcourt.com/