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Les finalistes Court-métrage 2016

Les  finalistes 2016 de la catégorie Court-métrage sont désormais connus : David Le Meur, Jérôme Blanquet, Vincent de Oliveira. Univers futuriste interrogeant notre addiction à la technologie, immersion en 3D dans nos représentations inconscientes, variation anxiogène sur les crises migratoires et l’exode… Trois œuvres d’anticipation qui seront défendues le 23 mai par leurs auteurs devant le jury.

Vincent de Oliveira

Il a fait ses classes à l’École supérieure d’études audiovisuelles et à l’Institut des arts appliqués, il est l’auteur d’un roman à paraître prochainement et de deux scénarii de long-métrages, il a déjà réalisé plusieurs courts remarqués…
Avec « Après les Hommes », son projet présenté aux Audi talents awards 2016, Vincent de Oliveira (27 ans) évoque l’Homme dans sa dimension éphémère et mouvante face à l’éternité du monde. Une procession aux allures de quête permanente où les Hommes seraient de dérisoires silhouettes, perdues entre fuite et recherche, au coeur d’une région coupée du monde portant les stigmates d’une guerre perpétuelle.

Echo à la problématique contemporaine des crises migratoires et de l’exode, Vincent de Oliveira met ici en scène l’errance d’une réfugiée française de 40 ans à la recherche de sa fille. C’est dans une ville en ruine des Balkans que s’interrompt le voyage d’Aïda. Là, elle s’en remet à une légende locale, celle d’un géant endormi. Le réveil de cette figure minérale lui permettra-t-il de retrouver son enfant disparue, la paix ?

David Le Meur

Réalisateur de plusieurs court-métrages et de clips, ce diplômé de l’Institut International de l’Image et du Son est attiré par de nouveaux challenges visuels. David Le Meur (26 ans) présente aux Audi talents awards le scénario de « The Monster Inside Me », un court métrage futuriste qui interroge notre addiction aux technologies. « Tout a commencé à partir d’un rêve. Un rêve qui s’apparentait à un film. Au moment de me réveiller, j’avais l’intime conviction qu’il s’agissait là d’un film que je devais à tout prix réaliser. « The Monster Inside Me » est né de cette nuit », raconte-t-il.

Dans une ville archétypale sans identité, le film met en scène un personnage qui peu à peu se transforme en homme-machine.  « Soulignée par une musique électronique lancinante et par un décor futuriste disproportionné éclairé par les couleurs artificielles de la nuit urbaine, la métamorphose de cet homme nous renvoie à un questionnement sur l’évolution du genre humain », analyse son auteur, qui développe déjà le scénario de son premier long métrage.

Jérôme Blanquet

Alexandro se porte volontaire pour une expérience sur l’étude des rêves. Il ne se doute pas qu’il va subir l’intrusion d’Elsa, une Intelligence Artificielle qui va numériser et dématérialiser son inconscient pour s’en nourrir.
Court et précis, le synopsis d’ « Altération » présenté aux Audi talents awards s’inscrit dans la continuité du travail de Jérôme Blanquet (43 ans) sur les représentations de notre inconscient.

« Que ce soit sur le plan sonore ou visuel, j’ai toujours été poussé à représenter ce que l’on peut voir et ressentir dans les états de conscience modifiée : rêve, transe, coma… », explique Jérôme, qui codirige par ailleurs le groupe de création projectsinge depuis 1998 et participe au projet live audio-vidéo Demolécularisation.

Format 360° immersif (VR) et relief (S3D), diffusion Web/Smartphone/Tablette/Masque de réalité virtuelle… : le projet de court-métrage de Jérôme Blanquet a été pensé dès l’origine pour de nouvelles formes de diffusion. Une tentative de faire un cinéma différent, à mi chemin entre l’expérimental et la fiction.