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Audi talents awards, catalyseur de jeunes talents 

Audi talents awards fête cette année son dixième anniversaire. L’occasion pour Sacha Farkas, responsable du programme, de revenir sur la singularité de cet engagement culturel unique en France et de lancer des pistes pour l’avenir.

Le programme Audi talents awards est aujourd’hui reconnu dans le paysage culturel français. Quelle est sa spécificité ?

Audi talents awards a pour ambition de promouvoir les valeurs d’avant-garde, d’innovation, de prospection… dans la création. Ce, via un concours, dont le jury indépendant récompense chaque année plusieurs jeunes artistes : réalisateur, plasticien, designer, compositeur. Un positionnement rare car nous ne primons pas un oeuvre mais nous soutenons un projet dans sa globalité en apportant aux lauréats pendant un an les moyens humains et financiers pour réaliser, exposer et médiatiser leur projet. Outre ce concours, Audi talents awards organise des festivals, coproduit des temps forts de la vie culturelle hexagonale ; et depuis octobre 2016, nous avons ouvert notre propre espace d’exposition et d’échanges : la Galerie Audi talents, dans le Marais, à Paris.

Quel est le rôle de cette galerie, ouverte pour votre dixième anniversaire ?

Cette galerie est née de notre volonté d’ouvrir le programme au public, de présenter au plus grand nombre – nous sommes idéalement situés au cœur de Paris dans un quartier culturel fort – l’univers de nos lauréats. Dans une logique de participation, de rencontres. Nous y avons présenté les travaux d’Isabelle Daëron en design, de Florent et Romain Bodart en musique à l’image, de Bertrand Dezoteux, en art contemporain… L’idée est de faire connaître les œuvres d’avant-garde de ces jeunes créateurs en provoquant des moments d’échanges, en invitant le public à interagir, à s’immerger dans leurs créations. Nous proposons ainsi des ateliers pour les plus petits, des visites guidées, ou encore des soirées en lien avec l’univers des expositions. Mais c’est aussi pour nous l’occasion de célébrer dix ans de patrimoine Audi talents awards, avec notamment l’exposition de clôture en avril et mai qui sera consacrée à nos anciens lauréats sur une thématique commune.

Parmi ces 40 lauréats, certains sont devenus des stars dans leur domaine…

Nous nous appuyons depuis toujours sur des jurys, renouvelés chaque année, et reconnus pour leur expertise en art contemporain, design, musique à l’image, court-métrage et en innovation de manière générale. Ils savent déceler des talents qui émergent dans leur domaine. C’est le cas de Neil Beloufa en art contemporain, qui est exposé au MoMA ou de Constance Guisset en design, qui est devenue jury l’année dernière. Mais de bien d’autres encore.

Au-delà de ces personnalités, qu’ont en commun les lauréats Audi talents awards ?

Je dirais que ce sont des gens qui ont un coup d’avance, une singularité. Aujourd’hui, la plupart d’entre eux font partie du paysage culturel. C’est pour cela que nous laissons carte blanche aux jurys qui sont aussi composés de personnalités singulières, comme Para One en musique à l’image, Jean de Loisy en art contemporain, matali crasset en design ou Mathieu Kassowitz en court-métrage… Les lauréats interrogent l’avenir, ils ont envie de changer les choses et travaillent souvent main dans la main avec des artisans ou des scientifiques. Ils sont tous très bosseurs, ils en ont passé des nuits blanches à mettre au point et peaufiner leurs projets !

Quel bilan tirez-vous de ces dix années ?

Le programme est devenu un catalyseur de talents en France. Une communauté s’est créée autour de ces 40 lauréats, de ces jurys, tous ces gens qui sont venus à l’exposition Résidence Secondaire au MAMO à Marseille, à l’exposition Parapanorama du Palais de Tokyo, à la Philharmonie de Paris pour le Week-End des Musiques à l’image et depuis peu à notre Galerie du Marais.

Comment envisagez-vous l’avenir du programme ?

Ces dix premières années ont ancré le programme dans le paysage du mécénat culturel français. On va le pérenniser et on réfléchit sur son évolution, notamment en ce qui concerne ces quatre catégories dont on voit qu’elles se recoupent. Il ne faut pas se cloisonner, se couper de disciplines mais au contraire s’ouvrir aux pratiques artistiques actuelles. Fort de son succès, ce programme français sera sans doute adapté à l’Etranger.