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Alex, la création d’une existence

En 2014, Daniel Buren, plasticien, Jean de Loisy, directeur du Palais de Tokyo, Emmanuel Perrotin, galeriste et Maria Wettergren, galeriste, remettaient à Pauline Bastard l’Audi talents award Art contemporain pour son projet « Alex ». A l’automne 2015, elle présentait au Collège des Bernardins à Paris, le fruit de ce travail, qui nous confronte à l’existence d’un homme créé de toutes pièces. Fubiz a posé un oeil curieux sur ce projet.

Alex, un personnage fictif ? À travers son exposition mêlant photographies, vidéos et installations, Pauline Bastard nous propose d’entrer dans le monde d’Alex, un être qu’elle a elle-même façonné à l’aide d’une équipe composée d’ « experts » – anthropologue, scénariste, avocat, psychologue, interprète, costumière.

Au fil de ces longs entretiens, Pauline a pu donner naissance à cet homme de 35 ans, qui tente de s’introduire dans la réalité.

Le quotidien Par tous les moyens, Alex s’inscrit dans un quotidien qui pourrait être le nôtre, il pratique un sport, passe du temps avec ses amis, prend le métro, se créé un compte Facebook, s’inscrit sur Meetic. Il n’est pas un personnage fictif créé dans un monde numérique, c’est tout autre chose, il est un être imaginaire ancré dans la vie réelle. L’immersion dans le monde d’Alex Durant son parcours, le spectateur est invité à rencontrer ce personnage. La barrière entre fiction réalité est de plus en plus confuse.

Nous découvrons l’univers d’Alex, immergés dans sa vie au travers de textiles et d’objets lui appartenant. En parallèle, nous sommes confrontés à une série de vidéos où le personnage fait face à des situations de la vie quotidienne. Peu à peu, nous nous familiarisons avec sa personnalité, son caractère, son identité sociale, culturelle. Le visiteur parvient à sentir sa présence, comme s’il le connaissait personnellement.

Un travail riche qui pose les questions de l’identité, des hasards, des rencontres, de notre rapport aux autres et à la société.